Interview de Hans Stöckli, conseiller aux États

Depuis quatre ans, Hans Stöckli représente le PS au Conseil des États. Grâce à une expérience acquise en tant que maire de la ville de Bienne, député au Grand Conseil bernois et conseiller national, le canton de Berne dispose, en la personne de Hans Stöckli, d’un politicien compétent, reconnu au-delà de son parti et inscrit dans un réseau important.

Pourquoi es-tu à nouveau candidat ?

Le travail politique me procure toujours beaucoup de plaisir. Au Conseil des États, les forces en présence s’affrontent parfois rudement mais avec une qualité d’écoute réciproque empreinte de respect. Il m’est donc possible d’apporter un soutien actif aux corrections qu’il convient d’apporter aux décisions parfois erronées de droit constitutionnel du Conseil national, notamment lors de la mise en œuvre de l’initiative sur le renvoi.

Depuis quatre ans passés au Conseil des États, quels sont les accents qui ont marqué ton action politique ?

Au Conseil des États, je suis devenu un politicien de la santé. En effet, en tant que président de la Conférence nationale suisse des ligues de la santé1, je suis confronté à toutes les facettes de cette problématique souvent sous-estimée. En ma qualité de membre de la Commission des institutions politiques, je m’engage en faveur du respect de l’État de droit et des droits de l’homme. Le rapport très discuté du Conseil fédéral sur la Convention européenne des droits de l’homme s’appuie sur un postulat déposé par mes soins. Dans le domaine de la politique économique et de l’innovation, je soutiens avec détermination le label « Swiss Made » et le parc suisse d’innovation. Je retire donc une satisfaction toute particulière du fait que le site de Bienne ait été retenu.

1 La GELIKO Conférence nationale suisse des ligues de la santé défend les intérêts des malades chroniques dans le domaine de la politique de santé et de la politique sociale. Elle se bat contre les conséquences négatives des maladies chroniques.

Quels sont les défis majeurs qui attendent la Suisse ?

La sécurité juridique et la stabilité politique sont les pierres angulaires sur lesquelles repose notre pays. Ces principes ont été mis à mal durant ces derniers mois en raison de l’acceptation de l’initiative « Contre l’immigration de masse » et l’abolition du cours plancher pour l’Euro par la Banque nationale.

«Située au cœur de l’Europe, la Suisse doit clarifier ses relations avec les pays voisins. Fortement dépendants de l’exportation, nous avons un grand besoin […] »  Située au cœur de l’Europe, la Suisse doit clarifier ses relations avec les pays voisins. Fortement dépendants de l’exportation, nous avons un grand besoin de la main d’œuvre étrangère. Parallèlement, les travailleuses et travailleurs de notre pays doivent être protégés du dumping salarial par des mesures efficaces. Nous devrions développer les accords bilatéraux tout en veillant à ce que, dans des situations particulièrement tendues, l’immigration en provenance de l’Europe soit maîtrisée.

Le franc fort affaiblit l’industrie d’exportation et le tourisme. Il s’agira donc de renforcer les piliers de l’économie suisse en développant une politique d’encouragement du développement de l’industrie et du tourisme. Dans ce contexte, je préconise l’introduction rapide des dispositions concernant le label « Swiss Made » et le développement de la promotion économique grâce à Suisse Tourisme.

Dans quels domaines le conseiller aux États Stöckli s’engagera-t-il plus particulièrement ?

Voici mes trois préoccupations majeures:

  • La justice sociale: je souhaite une nouvelle réglementation socialement acceptable de l’AVS et des caisses de pension. En outre, je demande un renforcement des droits des patients et une meilleure qualité des soins.
  • L’État de droit: je m’opposerai avec force à la résiliation sans alternative de la Convention européenne des droits de l’homme ou de tout autre accord international. La Suisse, petit pays, a intérêt à être protégée par un droit international fort.
  • Responsabilité environnementale: je lutte avec conviction pour la mise en place du tournant énergétique accompagné de la sortie progressive de la production d’énergie nucléaire. A cette fin, je propose une amélioration de l’efficience énergétique et une promotion plus soutenue des énergies alternatives.

Comment le conseiller aux États Stöckli envisage-t-il son engagement en faveur du canton de Berne durant les quatre ans à venir ?

J’investirai mes forces afin que l’ensemble du canton de Berne poursuive son développement pour devenir un espace plus performant dans les domaines de l’économie, de la formation et du tourisme. En tant que président du groupe parlementaire « Plurilinguisme CH », je veillerai particulièrement à ce que le canton de Berne bilingue puisse renforcer son rôle de « pont ».

Activité au Conseil des États

Hans Stöckli à nouveau au Conseil des États

Il y a quatre ans, lors que j’ai été élu au Conseil des États, j’ai promis de m’engager en faveur du canton de Berne avec force, conviction et efficacité à la Chambre haute.

15 séances avec le Conseil d’État bernois au complet en présence de Werner Luginbühl.

Toujours ponctuel à l’appel lors des sessions et aucune absence au Conseil des États. Président de la Commission chargée de l’examen du programme de la législature, vice-président de la Commission de gestion (CdG-E), du Groupe de travail Insieme ; membre de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS-E) et de la Commission des institutions politiques (CIP-E).

Bilan: 122 interventions orales, 16 interventions parlementaires (1 motion – Importance de la thématique de la montagne lors de l’élaboration de l’agenda du développement post-2015 et 1 postulat – Rapport sur la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) – inscrit à l’ordre du jour de la session d’automne 2015, acceptés).

Plus de dix interventions fructueuses dans le domaine législatif: Loi sur les Suisses de l’étranger, art. 11, Loi sur le Parlement art. 152 al. 3bis, Loi sur le personnel de la Confédération, Loi sur l’asile et projets pilotes, Loi sur les épidémies, Loi sur l’organisation du gouvernement et de l’administration pour le renforcement de la chancellerie fédérale, projet de loi sur le dossier électronique du patient, art. 20 al. 2, différents articles de la Loi sur le renseignement.

Participation active à la recherche de solutions pour la mise en œuvre juridique conforme à la Constitution de l’initiative sur le renvoi, pour l’introduction d’un processus de réforme lors de l’examen de la validité des initiatives populaires.

Berne plus particulièrement: Loi sur l’encouragement de l’innovation avec le Parc suisse d’innovation, remboursement des primes de caisse maladie grâce à la solution 1/3, Loi sur la formation continue : conditions équitables pour l’Uni de Berne, protonthérapie, label Swiss Made, tunnel de Gléresse dans le cadre du projet FAIF, Exposition sur le Congrès de Vienne à Prangins/Bienne, Réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons (RPT).

Dans la CIP-E, j’ai ravivé mon intérêt pour le droit constitutionnel (de 1978 à 1979, j’ai été assistant du Prof. Aubert à NE). Dans la commission CSSS-E, j’ai découvert un monde nouveau: le marché de la santé valant plus de 60 Mia CHF, une présidence vs. des organisations (GELIKO, Alliance pour la santé en Suisse, QualiCCare).

J’ai choisi le slogan électoral „HANS wieder ins STÖCKLI”, en français « Hans Stöckli à nouveau au Conseil des États »: je suis en bonne santé, motivé et compréhensible pour toutes et tous. J’aspire aux mêmes commissions et à la présidence de la CdG-E.

Mettre mes forces au service du canton de Berne avec conviction et efficacité : la priorité au canton !

Pour une Suisse ouverte, juste, équitable et solidaire.

Pour une Suisse ouverte

Pour une Suisse ouverte signifie que nous devons assumer au niveau international la responsabilité qui incombe à notre pays fort et prospère. Nous vivons dans une large mesure de l’exportation et nous faisons partie de la communauté européenne des valeurs. Renforcer les accords bilatéraux avec l’Union européenne parallèlement à la mise en œuvre de l’initiative « Contre l’immigration de masse » relève donc de notre intérêt.

C’est une réalité dramatique qui s’offre à notre regard: 60 millions d’êtres humains sont sur les routes de l’exil dans le monde, un chiffre effroyable qui n’a jamais été atteint depuis la deuxième guerre mondiale. L’Europe et la Suisse sont mises à contribution pour y apporter une solution commune et surtout humainement digne. Révision de la Loi sur l’asile.

Je suis favorable au maintien d’une Radio et d’une Télévision suisses fortes et à l’encouragement de la culture et des acteurs culturels. C’est par ce biais que la diversité de nos cultures et de nos quatre langues nationales seront renforcées, partant la cohésion nationale. C’est dans cet esprit que j’ai accepté la présidence de l’intergroupe parlementaire « Plurilinguisme CH » lors de sa création.

Pour une Suisse juste et équitable

Pour une Suisse juste et équitable signifie que nous devons mettre toutes nos forces au service du respect de la Convention européenne des droits de l’homme par notre pays. La Suisse doit rester un état de droit dont la justice est forte et indépendante. La démocratie directe ne s’achète pas. Par conséquent, en politique, les ressources financières doivent être transparentes.

Les principes de l’égalité des chances dans le domaine de la formation, plus particulièrement le principe « à travail égal, salaire égal », ne sont pas encore transposés dans la réalité. L’égalité entre hommes et femmes dans tous les domaines de l’existence est un fondement de la justice.

Equitable signifie aussi tournant énergétique et stratégie de « l’argent propre ».

Pour une Suisse solidaire

Pour une Suisse solidaire signifie que nous devons poursuivre nos efforts pour obtenir des salaires permettant de vivre décemment, des logements accessibles, une assurance vieillesse consolidée, des soins de qualité dont les coûts soient abordables, ainsi qu’un bon service public qui garantisse à toutes les citoyennes et à tous les citoyens les mêmes prestations. Pour y parvenir, il faut une économie saine et prospère ainsi qu’un partenariat social actif dont les piliers sont les conventions collectives qui protègent les salaires.

Certes, en raison d’un franc surévalué, l’espace économique suisse est menacé. Les prix à l’importation diminuent et renchérissent à l’exportation, de telle sorte que les places de travail se déplacent à l’étranger. Ce danger de désindustrialisation doit être combattu par une politique active de promotion économique industrielle et d’encouragement à l’innovation (p. ex. avec le Parc suisse d’innovation) afin de limiter les risques à l’exportation.

Statements

«Je soutiens Hans Stöckli parce que, tant comme maire que comme Conseiller aux États, il a toujours prouvé par des actes concrets son grand attachement à l’économie bernoise.»

Dr h.c. Jean-Daniel Gerber
Président et membre de plusieurs conseils d’administration, président de la SSUP – Société suisse d’utilité publique, Berne